FR EN

Chronique de mon essai Le Transhumanisme, stade terminal du capitalisme dans BlaBlaBlog. Article de Bruno Chiron, 2023

... "Il est bien question de lutte des classes dans cet essai, de travailleurs, de prolétariat, d'inégalités et de richesse, mais il y a aussi les avatars de ce néo-libéralisme : l'ubérisation, l'auto-entreprenariat, l'automatisation mais aussi l'intelligence artificielle et le transhumanisme. Nicolas Le Bault parle de "révolution culturelle transhumaniste" et comme un nouvel outil au service du capitalisme moderne." ...

Entretien de Nicolas Le Bault avec Joshua M. Griffiths dans The Aither, 2022

"J'aurais bien aimé vivre dans la Rome du IVème siècle après Jésus-Christ, au moment de la conversion de l'Empereur Constantin qui a initié l'ère Chrétienne. J'aurais bien aimé voir ça, goûter l'ambiance particulière à une période de transition. Je crois que notre époque est passionnante, effrayante également, car nous aussi vivons une période de basculement, une époque de fin de règne, dont je perçois parfois très intensément les vibrations et le glissement. Je crois qu'une partie du rôle de l'artiste est de rendre compte, en communiquant sa vision, de la spécificité de la matière historique que ses contemporains sont en train de traverser. C'est pourquoi une grande œuvre d'art, volontairement ou non, en dit souvent long sur son époque."

Entretien de Nicolas Le Bault avec Paskal Larsen à propos de La Dimension Perdue, 2022

« […] il y a La Dimension Perdue de l'enfance, son apparente stabilité, ses couleurs, ses paysages, ses sensations, dont la sortie irréversible et brutale est au cœur de l'intrigue. De toute époque révolue subsiste invariablement une certaine nostalgie, dont est forcément empreint le livre. Enfin, La Dimension Perdue, c'est aussi, à un autre niveau de lecture, et suivant un certain nombre d'indices disséminés dans l'ouvrage, un refuge, un lieu secret hors du temps et à l'abri des troubles, où les personnages de l'histoire tendent à se réfugier pour échapper à la violence. [..] »

Article sur La Dimension Perdue dans dBD magazine #163 - Mai 2022 - Page 10, 2022

« […] Dessinateur atypique, Nicolas Le Bault dessine des univers à ne pas mettre entre toutes les mains. De l'anorexie à l'inceste en passant par l'automutilation, les thèmes qu'il développe ssont très en phase avec une société en plein marasme social. Pour sa nouvelle série, La Dimension Perdue, il propose un roman graphique d'horreur fantastique qui se veut la chronique d'un monde en train de basculer. Réalisé tout en couleurs violentes, le résultat n'est pas sans rapeller les univers du dessinateur finlandais Tommi Musturi et son comics Future [..] »

À propos de La Dimension Perdue dans BlaBlaBlog. Texte de Bruno Chiron, 2022

« […] Nicolas Le Bault construit œuvre après œuvre un univers unique, comme il le faisait dans le superbe et non moins inquiétant La Fille-Miroir. L’innocence perdue, l’enfance salie, l’inceste, la violence et les traumatismes constituent dès ce premier volet le cœur du récit sombre de Nicolas Le Bault. Le cycle qui commence promet de devenir une œuvre marquante. [..] »

Portrait de Nicolas Le Bault par Alain François, 2021

« […] Nicolas Le Bault est un artiste visuel inquiétant, le créateur d’une revue inquiétante et un éditeur de monographies inquiétantes… j’avais déjà posé ici, dans ce blog, quelques lignes sur l’étrange revue-magazine « WHITE RABBIT DREAM » qu’il édite depuis quelques Nº et qui dénote dans le monde des revues alternatives, au-delà de son engagement politique et critique ou son univers sadien, par une mise en forme glacée particulièrement ironique [...] »

Interview de Nicolas Le Bault à propos de son travail éditorial pour le livre Actes d'Éric Pougeau chez White Rabbit Prod, 2022

« […] J'ai toujours cherché à constituer autour de mon travail artistique, à travers mon activité éditoriale, une société parallèle sur le modèle communautaire, en réunissant des artistes en fonction de familiarités d'univers, de convergences esthétiques, et de parentés thématiques. [..] »

Texte de Paskal Larsen sur White Rabbit Dream Vol.4 / La Violence, 2021

« […] La qualité première du magazine est de mettre en valeur le travail des artistes présents dans le n°. Les dessins, photos, sculptures sont imprimés en pleine page, donnant ainsi au regard du lecteur, toute l’étendue du talent de l’artiste, jusqu’à piquer des yeux -surtout quand le sujet est La violence [...] »

À propos de White Rabbit Dream Vol. 4/ La Violence dans BlaBlaBlog. Texte de Bruno Chiron, 2021

« […] Sous la plume de Nicolas Le Bault, également l’auteur de planches de BD tout aussi gores et qui ouvrent le numéro, la violence devient un indice pour ne pas dire un instrument au service de l’idéologie libérale. Haro donc pour lui sur les classes dirigeantes ("l’hyperclasse mondiale", "la bourgeoisie libérale"), la société de consommation, le grand capital et l’Union européenne ! Le message a le mérite d’être clair et en tout cas très actuel, alors que les braises des Gilets Jaunes et des violences policières sont encore chaudes. [...] »

À propos de White Rabbit Dream Vol.3 / La Peur dans BlaBlaBlog. Texte de Bruno Chiron, 2020

« […] Transgressif, non seulement le magazine d’art contemporain White Rabbit l’est, mais il le revendique jusque sur sa page de couverture. Nicolas Le Bault, dont il a été question à plusieurs reprises sur Bla Bla Blog, est aux manettes d’un projet artistique et éditorial passionnant. White Rabbit est non seulement le titre d’un magazine dont les signatures se sont enrichies depuis le premier numéro (nous en sommes au troisième), mais aussi une "créature" comme le déclare Nicolas Le Bault. Un personnage bien inquiétant en vérité, au sexe indéterminé, portant des oreilles de lapin et surtout des stigmates : rien de tel pour "angoisser l’univers"... Cette créature a pour caractéristique "[d'ignorer] la frontière entre le bien et le mal. Elle est le mal." Nous voilà prévenus que nous allons être secoués. [...] »

Interview de Nicolas Le Bault par Laurent Courau sur la crise du Covid-19 dans La Spirale.org, mars 2020

« […] Nos compatriotes, eux, semblent répondre à cette crise avec un niveau de consentement maximal, ce que je trouve presque inquiétant. Il a fallu en Chine la démonstration de force de ce qu'une dictature peut offrir de plus spectaculaire en termes de mise au pas sociétale pour mobiliser la population contre la propagation du virus. Ici, en France, il n'a même pas été nécessaire de prendre des mesures autoritaires. La coercition semble intériorisée, la discipline acquise, l'obéissance générale est irréprochable. […] »

À propos de White Rabbit Dream Vol.3 / La Peur sur Bonobo.net. Texte d'Alain François, 2020

"(...) cette revue est toujours aussi perverse, toujours aussi ambiguë, et toujours aussi paradoxalement fraîche et postpunk. Pourtant elle a grandi et grossi, d’un coup, PAF ! pour atteindre le beau format 21,5X29, dos carré, épais de 96 pages glaçantes. Changement d’échelle et d’ambition donc, et c’est réussi car c’est superbe, bien imprimé, et ça claque même grand magazine (ha, c’est marqué « magazine » dessus maintenant !). Ce côté machin qui pourrait traîner dans une salle d’attente de médecin ajoute au pervers de l’objet. Dans ce N°, images textes et BD sur le thème de la peur (d’actu !), et même si c’est plus épais, c’est toujours aussi cohérent. La marque d’un goût assuré. (...)"

À propos d'Histoire du Rapt. Texte de Bruno Chiron., 2019

« […] Cette BD au format nouvelle s’apparente à un conte horrifique dans lequel l’enfance est la première victime. Il y a du David Lynch, du Sade, du Bukowski, du Tim Burton, mais aussi un peu de La Nuit du Chasseur dans cette histoire contant un secret d’adultes – bien qu’il ne soit que partiellement dévoilé – découvert par un garçon qui sera confronté à l’interdit mais aussi à la mort. (...) L’univers enfantin n’est qu’un décor factice derrière lequel se cache l’odieux, la folie et l’inceste. Petit à petit, l’œuvre graphique de Nicolas Le Bault construit un univers terrible, poétique et passionnant à découvrir. […] »

À propos de White Rabbit Dream Vol.2 / La Nostalgie. Texte de Bruno Chiron, 2019

« […] L’univers de Nicolas Le Bault fait partie de ces découvertes assez incroyables qui vous transportent dans un monde rarement vu : un vrai cabinet de curiosités, qu’il déploie aujourd’hui dans le second volume de la revue d’avant-garde White Rabbit Dream. (...) Le volume 2 de White Rabbit Dream est en soi une vraie œuvre d’art : véritable magazine transgressif, à la fois roman graphique et revue expérimentale. Le lecteur y trouvera les personnages familiers de Nicolas Le Bault : ces poupées inquiétantes, à fois créatures perverses et victimes expiatoires. […] »

Interview radio de Nicolas Le Bault sur France Culture / Mauvais Genres par Céline Du Chéné, à propos de White Rabbit Dream, 2018

Céline du Chéné reçoit dans l'Encyclopédie pratique des mauvais genres le dessinateur Nicolas Le Bault pour sa toute nouvelle maison d'édition White Rabbit Prod et pour son dernier ouvrage Psychic Candies sorti aux Crocs électriques.

À propos de White Rabbit Dream Vol.1 dans BlaBlaBlog. Texte de Bruno Chiron., 2017

... (...) Autant dire tout de suite que l’on aime ou que l’on déteste cet imaginaire fait de rêves, de cauchemars, d’illusions, de fantômes, de perversions et de personnages ambivalents. En tout cas, la patte de Nicolas Le Bault est reconnaissable entre toutes : dessins tout droit sortis de l’enfance, visages expressifs, couleurs vives. L’univers de l’enfance est récupéré, recyclé et dynamité à la TNT afin de mettre à nue toute la cruauté du monde et son absurdité. (...) ...